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Tout a vraiment commencé en décembre 2020 : après plusieurs essais, j’ai enfin repris l’avion pour la République démocratique du Congo. Ce n’était pas une sinécure. Vous vous souvenez du chaos lié au Covid‑19, des confinements et des restrictions de voyage ? J’ai dû composer avec tout ça.
Mais rien de tout cela n’a entamé mon excitation, ma curiosité et l’impatience de remettre les pieds dans mon pays de naissance, après 25 ans. Pourquoi avoir attendu plus de deux décennies ? Pour être honnête, la RDC ne figure pas en tête des destinations touristiques, et son image médiatique n’est pas flatteuse. Guerre, pauvreté, corruption : le récit habituel.
Adolescent, hélas, être Congolais ressemblait à porter une étiquette dont on ne veut pas. Je n’y voyais pas alors une fierté. Dans ma vingtaine, j’ai voyagé partout sauf en Afrique : Europe, Thaïlande, Mexique, États‑Unis, Singapour, et j’en passe. En approchant la trentaine, je me suis plongé dans des lectures africaines, politiques et économiques – par exemple Why Nations Fail et How Europe Underdeveloped Africa.
Et là, déclic. Avant d’aller plus loin, quelques mots sur moi. Je m’appelle Kazadi Mwamba, mais à l’époque (au collège, au lycée puis à l’université), on m’appelait Giresse – l’histoire viendra une autre fois. Depuis huit ans, je travaille dans le développement économique à Londres, dans l’Essex et le Surrey.




